Documenter sans accuser.
Raconter sans déformer.

Mémoire 974 rassemble et organise des informations déjà rendues publiques concernant des affaires graves non élucidées et des disparitions inquiétantes survenues à La Réunion.

Le projet ne mène pas d’enquête parallèle. Il ne recueille pas de témoignages confidentiels et ne cherche pas à identifier des responsables.

Son objectif est de présenter les faits publics de manière claire, sourcée et respectueuse, tout en indiquant les limites de la documentation disponible.

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Notre rôle

Mémoire 974 est un projet documentaire indépendant consacré aux affaires graves non élucidées et aux disparitions inquiétantes de La Réunion.

Le site cherche à :

  • préserver la mémoire des personnes concernées ;
  • réunir des informations publiques aujourd’hui dispersées ;
  • reconstruire des chronologies accessibles ;
  • distinguer les faits établis des déclarations publiques ;
  • signaler clairement ce qui n’est pas connu du public ;
  • maintenir une visibilité documentaire sur des affaires parfois anciennes ;
  • orienter toute information sensible vers les autorités compétentes.

Mémoire 974 n’est ni un service de police, ni une juridiction, ni une plateforme d’enquête citoyenne.

Le site ne désigne aucun suspect et ne produit aucune hypothèse sur l’identité d’un responsable.

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Quelles affaires peuvent être documentées ?

Le périmètre principal comprend :

  • les meurtres ou assassinats non élucidés ;
  • les morts violentes dont les circonstances restent publiquement non résolues ;
  • les disparitions inquiétantes durables ;
  • les affaires ayant fait l’objet d’un appel à témoins, d’une enquête ou d’une information judiciaire publiquement documentée.

Une affaire peut être intégrée lorsqu’elle respecte les critères suivants :

  • les faits principaux se sont déroulés à La Réunion ;
  • l’affaire est ancienne d’au moins deux ans ;
  • aucune résolution publique définitive n’a été identifiée ;
  • au moins deux sources publiques fiables sont disponibles, sauf exception documentaire clairement signalée ;
  • son statut récent a été recherché avant publication.

Affaires normalement exclues

  • affaires déjà définitivement résolues ;
  • disparitions très récentes ;
  • rumeurs non documentées ;
  • faits reposant uniquement sur des publications anonymes ;
  • décès officiellement établis comme accidentels ou suicidaires, sauf contestation judiciaire publiquement documentée ;
  • affaires ne disposant pas de sources suffisantes.

Une exception peut être envisagée pour une affaire historique antérieure à 2000 lorsqu’elle a fait l’objet d’une relance officielle récente ou qu’elle dispose d’une documentation publique particulièrement solide.

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Période documentaire

Le périmètre principal de Mémoire 974 commence le 1er janvier 2000.

Cette période a été retenue parce qu’elle offre généralement :

  • davantage d’archives numériques accessibles ;
  • plusieurs sources pouvant être comparées ;
  • des chronologies plus faciles à vérifier ;
  • une possibilité plus réaliste de suivre les évolutions judiciaires publiques.

Les affaires antérieures à 2000 sont classées comme dossiers historiques et ne sont étudiées qu’au cas par cas.

Période principale
1er janvier 2000 - aujourd’hui
Ancienneté minimale
Deux ans sans résolution publique
Territoire
La Réunion

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Comment les sources sont-elles sélectionnées ?

Niveau 1

Sources institutionnelles

  • communications de la justice ;
  • police et gendarmerie ;
  • réponses ministérielles ;
  • décisions judiciaires publiquement accessibles ;
  • appels à témoins officiels ;
  • publications institutionnelles.

Ces sources sont prioritaires pour déterminer le statut judiciaire, les qualifications retenues et les actes officiellement communiqués.

Niveau 2

Médias professionnels

  • médias locaux identifiables ;
  • presse régionale ;
  • médias nationaux reconnus ;
  • reportages journalistiques documentés.

Les informations sont croisées lorsque plusieurs publications sont disponibles. Une formulation journalistique n’est pas automatiquement considérée comme une information judiciaire officielle.

Niveau 3

Déclarations publiques attribuées

  • familles ;
  • avocats ;
  • associations ;
  • témoins s’étant exprimés publiquement.

Ces déclarations sont toujours attribuées à leur auteur. Elles sont séparées des faits officiellement établis.

Niveau 4

Sources non suffisantes seules

  • commentaires ;
  • forums ;
  • publications anonymes ;
  • vidéos sensationnalistes ;
  • captures d’écran sans origine identifiable ;
  • rumeurs locales ;
  • contenus générés automatiquement.

Ces contenus ne peuvent pas servir seuls à établir un fait ou à créer une fiche.

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Comment distinguons-nous les informations ?

Fait établi publiquement

Information confirmée par une source institutionnelle ou par plusieurs sources fiables concordantes.

Exemple : une information judiciaire a été ouverte à telle date.

Déclaration publique

Propos rendus publics par une personne identifiable, notamment un proche, un avocat ou un témoin.

Exemple : la famille indique ne pas croire à une hypothèse accidentelle.

Élément rapporté mais non corroboré

Information publiée ou témoignage médiatisé ne disposant pas d’une confirmation indépendante suffisante.

Exemple : un témoin affirme avoir aperçu une personne dans une autre commune.

Information non publique ou inconnue

Élément qui n’apparaît pas dans les sources accessibles.

Exemple : les résultats complets d’une expertise couverte par le secret de l’instruction.

L’absence d’information publique ne permet pas de conclure que l’information n’existe pas dans le dossier judiciaire.

Mémoire 974 décrit seulement ce qui est accessible au public.

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Comment les dossiers sont-ils rédigés ?

Chaque dossier suit une structure commune afin de faciliter la lecture et la comparaison :

  1. fiche synthétique ;
  2. récit documentaire ;
  3. présentation de la personne ;
  4. chronologie ;
  5. éléments rendus publics par les autorités ;
  6. recherches ou investigations publiquement connues ;
  7. déclarations attribuées ;
  8. faits établis et informations inconnues ;
  9. questions restant sans réponse dans les sources publiques ;
  10. situation actuelle ;
  11. orientation vers les autorités ;
  12. sources ;
  13. historique des modifications.

Le récit peut employer une écriture narrative afin de rendre la lecture accessible, mais aucune information ne doit être ajoutée uniquement pour produire un effet dramatique.

Les détails graphiques, médicaux ou privés sans utilité documentaire sont volontairement écartés.

Une question sans réponse n’est pas une accusation.

Les questions publiées doivent uniquement correspondre à une lacune observable dans les sources publiques.

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Informations sensibles et témoignages

Mémoire 974 ne collecte pas :

  • les témoignages confidentiels liés aux faits ;
  • les noms de personnes soupçonnées ;
  • les photographies privées ;
  • les enregistrements non publics ;
  • les documents judiciaires confidentiels ;
  • les coordonnées de témoins ;
  • les éléments matériels pouvant constituer une preuve.

Le formulaire éditorial du site est uniquement destiné à :

  • proposer une affaire ;
  • transmettre une source déjà publique ;
  • signaler une erreur ;
  • demander une correction ;
  • contacter l’équipe éditoriale.

Toute information directement liée aux circonstances d’une affaire doit être transmise à la police, à la gendarmerie ou à l’autorité judiciaire compétente.

L’envoi d’un message à Mémoire 974 ne constitue ni une plainte, ni un signalement officiel, ni une transmission aux enquêteurs.

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Politique de correction et de mise à jour

Chaque fiche indique sa date de dernière vérification documentaire.

Lorsqu’une nouvelle source fiable est publiée, le dossier peut être :

  • complété ;
  • corrigé ;
  • requalifié ;
  • déplacé vers les affaires résolues ;
  • archivé si son statut ne correspond plus au périmètre du site.

Les corrections importantes doivent apparaître dans l’historique du dossier.

Les modifications silencieuses sont limitées aux corrections typographiques ou techniques sans conséquence sur le sens.

Une demande de correction doit idéalement contenir

  • le dossier concerné ;
  • le passage contesté ;
  • la correction demandée ;
  • une source publique permettant de vérifier la demande ;
  • les coordonnées permettant de répondre.

Une demande n’entraîne pas automatiquement la suppression d’un contenu, mais elle déclenche un examen documentaire.

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Nos limites

Mémoire 974 travaille uniquement à partir de sources publiquement accessibles.

Le site ne dispose pas :

  • des dossiers judiciaires complets ;
  • des procès-verbaux d’audition ;
  • des expertises confidentielles ;
  • des éléments techniques détenus par les enquêteurs ;
  • des informations protégées par le secret de l’instruction ;
  • d’un accès direct au statut interne des procédures.

Par conséquent :

  • une chronologie publique peut être incomplète ;
  • certaines dates peuvent varier selon les sources ;
  • le statut judiciaire récent peut être difficile à confirmer ;
  • l’absence d’une information dans un article ne signifie pas qu’elle est inconnue des enquêteurs ;
  • un dossier peut nécessiter une correction ultérieure.

Mémoire 974 documente l’état des informations publiques à une date donnée.

Le site ne prétend pas reconstituer l’intégralité d’une enquête.

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Vous détenez une information concernant une affaire ?

Ne la publiez pas sur Internet et ne l’envoyez pas au formulaire éditorial de Mémoire 974.

Contactez directement :

  • un service de police ;
  • une brigade de gendarmerie ;
  • le service enquêteur mentionné dans un appel à témoins officiel ;
  • l’autorité judiciaire compétente.

En cas d’urgence ou de danger immédiat, contactez les services d’urgence.

Le site ne doit pas republier d’anciennes coordonnées privées ou d’anciens numéros d’enquête sans vérification préalable de leur validité.